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70ème anniversaire de la libération d'Auschwitz : La paix et la liberté sont des combats quotidiens

« Un être humain est libre, non quand l'autre ne l'est pas, mais quand l'autre l'est aussi. » Elie Wiesel

Il y a 70 ans, après six années de conflits, les ténèbres s'effacèrent pour laisser place à une effroyable vérité. Le 27 janvier 1945, les soldats russes pénètrent dans les camps d'Auschwitz et de Birkenau. Ils y découvrent des millions d'âmes errantes que le monde semblait avoir oublié.

Que reste-t-il de ces millions de femmes et d'hommes, de ces milliers d’enfants dont la jeunesse a été sacrifiée, de ces millions de vies brisées par l'idéologie des camps de concentration et d’extermination ?

70 années après, ce moment tragique de notre histoire demeure comme une plaie béante dans le cœur de l'humanité et doit nous amener à ne jamais oublier.

Dans ces camps, nous avons pu entrevoir ce que l’homme a de plus effrayant. Personne n’aurait pu penser qu’un jour, l’être humain pouvait en arriver à de telles atrocités. Les nazis venaient de remettre en question le fondement même de l’humanité.

Autour de ces camps, c’est tout un système qui s’est minutieusement organisé en une entreprise d’extermination systématique et méthodique. La solution finale n’est en rien comparable aux autres tragédies de notre histoire. Elle érige en but ultime, la volonté d’éradication de tout un peuple, sur l’ensemble d’un continent.

Jacques Chirac lors de son discours pour le 60ème anniversaire de cette commémoration disait : « Le mal s’est incarné en ces lieux, déchirant nos cœurs et brûlant nos consciences pour l’éternité. »

Car oui, 70 ans après il est important de se souvenir que l'homme est son pire ennemi.

Nous ne devons jamais oublier toutes ces vies anéanties dans le silence des camps.

Comprendre que l'union des peuples européens est née de ces tragiques événements.

Se souvenir qu'autour de l'idée européenne s'est développée une volonté de paix et de prospérité pour tout un continent, qui, miné par près de 70 années de conflits devait se relever et faire face.

Notre objectif aujourd'hui est de permettre à nos enfants de ne jamais connaître la guerre et la barbarie tout en respectant la mémoire de ces hommes tombés pour notre liberté et de ces vies sacrifiées sur l'autel d’une idéologie barbare.

Aujourd'hui l'Union Européenne est un espace de paix, mais nous devons affronter de nouveaux défis. En ces temps troublés par les crises économiques et la défiance des peuples envers les responsables politiques, nous devons réagir pour endiguer l'irrésistible montée des populismes qui n’apportent pas de réelles réponses aux enjeux actuels. Nous ne devons pas nous résigner au fatalisme.

Nous devons rester vigilants. Les événements récents qui ont endeuillé la communauté nationale prouvent que rien n’est acquis.

Ces crises doivent nous permettre de nous rassembler et de proposer un véritable projet pour l'avenir. L'Union européenne est une force et préserver la paix est un combat quotidien.

Nous avons un devoir de mémoire, le devoir de se souvenir mais aussi le devoir d'agir.

Agir pour ne plus subir.

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