Vous êtes ici: Accueil > Europe > Banquecentrale
Publié le

 

BCE / rachat massif de dettes souveraines: « Une bonne décision, mais qui nous engage »

blocHD_Europe_BCE.jpg

Ce 22 janvier, Mario Draghi, le président de la banque centrale européenne (BCE), a annoncé le rachat massif de dettes souveraines à hauteur de 1100 milliards €. L'objectif est de donner aux banques de l'argent frais afin de réveiller l'économie européenne.

"Cette décision est historique, elle va dans le bon sens." a réagi Franck Proust. "Elle permettra de donner un peu plus d'air aux banques, aux entreprises et aux ménages : le triangle d'or du retour de la croissance. J'accueillerai toujours favorablement tout mécanisme qui visera à relancer notre économie, tant que cela se fait sur des bases solides. La BCE est une excellente garantie."

"Cette décision démontre  que l'Europe est la bonne échelle pour agir, comme avec le plan Juncker de 300 milliards € annoncé en décembre dernier, qui vise à investir massivement à très court terme dans les grands chantiers porteurs. Comme je le dis depuis mon entrée au Parlement : l'effet multiplicateur de l'investissement public européen est bien supérieur à celui des investissements de l'État ou de nos collectivités: pour un euro investi dans les territoires, ce sont 3 à 4 euros de retombées économiques. J'aimerais bien entendre ce que le Front National aurait à y redire?"

"Mais attention à ne pas se laisser bercer par ces douces sirènes." a tenu à préciser Franck Proust. "L'annonce de la BCE, si révolutionnaire soit-elle, ne doit pas nous faire oublier qu'elle ne constitue qu'un instrument pour la sortir de crise. Faire tourner la planche à billets, comme seul remède à la crise, c'est théorie défendue par la gauche simplement pour s'affranchir des véritables réformes. Celles dont la France a besoin, mais que François Hollande a peur de mettre en place : moderniser profondément nos politiques, assainir nos finances, rompre avec les codes du passé."

"Je lance un appel solennel au gouvernement : vous ne pouvez plus vous payer le luxe de reporter sans cesse les réformes. C'est plus que jamais le moment d'agir. Car nous rachetons de la dette, mais nous ne créons aucune nouvelle richesse! Si rien n'est fait, c'est la fuite en avant. Sans réformes structurelles, la France court tout droit à la catastrophe. Ceux qui ont réussi, comme les États-Unis, ont engagé des réformes sans commune mesure, comme le plan de restructuration et de relance de l'automobile de 2008."

"Quelqu'un a dit un jour : celui qui ne prend pas en mains son destin est condamné à le subir. Je resterai vigilant pour que notre pays ne sombre pas".